HIVERNAGE DES RUCHES .....QUE FAIRE ?

Publié le par VALERIE

La belle saison se termine, il faut désormais penser à placer vos ruches dans les meilleures conditions. De ces dernières dépendront la survie et le redémarrage des essaims au printemps prochain. Comment procéder pour veiller a leur bien-être ? Pour soutenir nos abeilles dans ce changement de saison, une importante miellée vient a point mais quelle est-elle ?

 
 

1. Préparer vos ruches pour l'hiver.

L'automne a été plutôt doux, ce petit prolongement de l'été a permis aux abeilles de faire encore des réserves. Mais attention, le froid et les intempéries vont arriver du jour au lendemain, il faudra donc veiller à quelques précautions avant les mauvais jours :

- Assurez vous que vos abeilles aient suffisamment de réserves, au minimum sur deux éléments avec un élément de miel.

La grappe remontera dans ses réserves verticalement au fur et à mesure de leurs besoins.

Si votre ruche est faible, elle peut rester sur un élément, il faudra lui porter une attention particulière. Placez des réserves sous le nourrisseur fin novembre début décembre, au mieux du miel, au pire du candi. Attention au "nourrissement" liquide,  il fatigue le système digestif des abeilles car il nécessite une lourde transformation et cela risque de diminuer la durée de vie de vos abeilles d'hiver. Et en toute logique si elles vivent moins longtemps cela accroit fortement le risque de perdre votre essaim. Placer trop tôt sous le nourrisseur le candi peut être source de nosémose si les abeilles ne le consomment pas rapidement, il faut donc le placer au bon moment.

- les ruches si ce n'est pas déjà le cas doivent être légèrement inclinées vers l'avant afin que l'eau de pluie n'entre pas dans la ruche.

- si vos ruches ne sont pas dans un terrain clôturé, je vous recommande de les haubaner ou les sangler pour les protéger des éventuels visites de chevreuils, sangliers et autres animaux pouvant chercher à se gratter contre les ruches. Si vos ruches sont sur plus de deux éléments, sangler systématiquement vos ruches pour les coups de vents.

- il est préférable de placer des réducteurs d'entrée pour éviter la visite de petits animaux indésirables aux abeilles.

- la chaleur s'échappe par le haut ne l'oubliez pas, il est important que le toit préserve la chaleur. Souvent les ruches ont un simple couvre cadre en contreplaqué ce qui est nettement insuffisant.

- Bien isoler c'est aussi permettre un renouvellement de l'air de la ruche, sans pour autant qu'il y ait de courants d'air, il faut une juste aération de la ruche pour éviter la présence d'humidité et donc le développement de maladie.

 
 

 

2. La miellée de lierre.

Nous voici au mois de NOVEMBRE, pour les abeilles c'est bientôt la fin de la belle saison.

La miellée de lierre est la dernière de l'année et elle est loin d'être négligeable, elle est peut être déjà terminée selon votre région. C'est elle la responsable de toute cette activité.

 Les abeilles peuvent encore rentrer de bonnes quantités de nectar et également du pollen pour la ponte des abeilles d'hiver. N'oublions pas que le pollen est la source de protéine nécessaire aux jeunes larves pour leur croissance.

 

Contrairement à une idée reçue, le lierre n'est pas un parasite pour l'arbre, l'arbre ne lui sert que de support, les racines du lierre sur le tronc, ne lui servent qu'à s'agripper et non pas à prendre l'énergie de l'arbre. Le lierre pousse verticalement et ne va donc pas sur les branches horizontales. Il fleurit à l'automne et donne ses fruits au printemps, la nature pense à tout, elle offre des réserves le plus tard possible pour les abeilles ! Ce sont de petites fleurs jaunes verdâtre, elles forment une sorte d'ombrelle et sont d'importantes sources de nectar et de pollen.

 

Le lierre fait donc le bonheur de nos abeilles mais également d'une abeille solitaire Colletes hederae qui se nourrit quasi exclusivement de nectar de lierre.

 

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