OCTOBRE ??? Que se passe-t-il dans la ruche ?

Publié le par VALERIE

L’automne est la période de préparation active de la mise en hivernage, tant de la part de l’abeille que de l’apiculteur, soucieux du bien-être de ses colonies.

Rappel : un premier traitement a été effectué dès la fin de récolte, au thymol, lanières ou encore barquettes. Le varroa est à combattre. Bien évidemment, le traitement se réalise hors présence de hausse.

Souvenez-vous : il sait que la qualité de la ruchée du moment conditionne la saison prochaine tant sur le plan sanitaire que productif. Il est donc logique qu’il facilite :

  • le nantissement en provisions,
  • la protection contre le froid et surtout l’humidité,
  • les conditions d’aérations,
  • la protection des entrées.

->Détaillons :

Le nantissement en provisions :
Sauf quelques rares exceptions (climatiques, géographiques…) il est généralement recommandé de ne pas ponctionner, à la récolte, de cadres de miel du corps de ruche. À l’inverse, il est souhaitable, non seulement de surveiller, mais de pourvoir à des provisions (pollen et miel) qui vont être utilisées pour la subsistance et pour le réchauffement de la grappe qui se formera dès qu’il fera froid. À ce sujet, plus la grappe est importante (ou plus la colonie est forte ou encore plus les abeilles sont nombreuses), moins elle consomme (c’est comme dans le métro : plus il y a de monde plus il y fait naturellement chaud !).

Le sirop – au moins 75% de sucre ou 2 kg de sucre pour 1 litre d’eau – peut encore être utilisé, à défaut, ce qui serait nettement mieux, de miels disponibles : fonds de maturateurs, ou bacs à désoperculer, pots qui ont pris de l’âge …

Une ruche normale doit disposer de 15 (minimum) à 20 kg de provisions – ruche Dadant 10 cadres – suivant la région, les prévisions climatiques d’hiver, l’altitude, la durée habituelle de grands froids … Ou encore, cette même ruchée, pesée entière, doit accuser 40 kg et, pesée par l’arrière, accuser 20 kg (ce système est plus simple mais il convient de multiplier par deux l’affichage du peson). Cette pesée par l’arrière se réalise alors que l’avant de la ruche, la planche de façade est à l’aplomb du support. Le peson est placé au centre de l’arrière de la planche de vol, il suffit d’enlever le gros caillou qui empêche le toit de s’envoler et de soulever. Le peson donne le demi-poids que fait la ruche.

Si les poids s’avéraient nettement inférieurs à ceux proposés – ex : moins de 17 kg au lieu de 20 – la ruchée devrait être considérée comme faible et l’apiculteur doit envisager la dispersion de cette colonie. Une colonie trop faible ou mal nantie est vouée à disparition en cours ou fin d’hiver : il vaut mieux anticiper pour qu’il n’y ait pas de perte sèche, voire au contraire, renforcer les voisines. Il est trop tard pour pratiquer la réunion. La ruche trop légère, par une journée à température correcte, sera déplacée de quelques mètres, abondamment enfumée pour que les abeilles se gorgent de miel. Dès le bruissement, ouvrir la ruche, secouer un à un les cadres : l’abeille ne retrouvera pas la ruche puisqu’elle a été déplacée mais nantie de miel, elle sera acceptée par des ruchées de proximité ; elle grossira les rangs de ces dernières ; emporter la ruche d’origine, vidée ; vérifier que ne se forme pas des petits groupuscules d’abeilles qui seraient perdus ou qui tenteraient de protéger encore la reine, subsistante, mais au sol et vouée à disparition.

Merci à notre fournisseur ICKO APICULTURE pour toutes ces bonnes informations....

A mettre en pratique les stagiaires !!! VALERIE

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