LES 4 BESOINS FONDAMENTAUX D'UNE COLONIE D'ABEILLES

Publié le par VALERIE

2015 par sgaletic

Lorsque l’on pratique l’apiculture, il est nécessaire de bien connaître les besoins fondamentaux d’une colonie d’abeilles ainsi que les caractéristiques de l’environnement dans lequel on envisage d’installer ses ruches. Une carence de l’une de ces ressources indispensables peut être fatale pour une colonie d’abeilles.

1) L’eau, source de vie :

L’eau est indispensable à une colonie d’abeilles pour de multiples raisons mais elle lui permet avant tout d’élever le couvain. Les larves sont nourries par les abeilles nourrices à l’aide de gelée royale et de bouillie larvaire. Les nourrices ont besoin de beaucoup d’eau pour la sécrétion de la gelée et la confection de la bouillie. Travaillant toute la nuit, elles épuisent les réserves d’eau de la ruche de sorte que celle-ci a besoin d’eau dès le petit matin. C’est ce qui explique que les porteuses d’eau travaillent généralement dès le début de la journée, et cela même par temps frais ou venteux.
L’abeille régule en outre étroitement les conditions de température et d’humidité de son nid à couvain. Cette régulation est indispensable au bon développement des larves et des nymphes. Elle a pour ce faire besoin d’une grande quantité d’eau.

Tenir compte des besoins en eau

Une source d’eau doit se trouver à proximité du rucher. Les porteuses d’eau doivent en effet travailler en fonction des besoins de la colonie et de conditions météorologiques qui ne sont pas toujours optimales. Si les sources d’eau sont distantes de plus de quelques dizaines de mètres, le risque est grand de perdre des abeilles. Le rucher sera donc implanté dans la mesure du possible à proximité d’une zone humide ou de sources.
A défaut d’une source naturelle, l’apiculteur doit garantir lui-même l’apport en eau de ses colonies. L’abreuvoir doit être installé et approvisionné dès le début du mois de février puisque l’élevage est en général bien entamé à cette période. Il peut consister en une cascade qui humidifie des pierres ou des graviers, un bac en plastique avec des flotteurs tels que des bouchons en liège, ou une mare avec des plantes d’eau. Attention, ces abreuvoirs doivent se trouver en dehors de la ligne de vol des abeilles pour éviter la contamination par les déjections.

2) Le pollen :

Le pollen fournit à l’abeille les protéines, les lipides, les vitamines et les sels minéraux dont elle a besoin. C’est en fait le pollen qui permet à l’abeille de se construire, plus précisément de construire les tissus qui la constituent. C’est également le pollen qui assure à l’abeille sa durée de vie.
Le pollen est consommé principalement par les abeilles nourrices qui approvisionnent en protéines les larves et les autres abeilles adultes, reine, ouvrières et mâles. Il permet aux nourrices de constituer les corps gras dans lesquels elles puisent les protéines qui leur sont nécessaires.

A la fin de l’été, l’élevage diminuant, les jeunes abeilles ne vont plus consommer ces stocks de corps gras, conservant ainsi des protéines de réserve qui garantiront leur indispensable longévité. A la fin de l’hiver, elles pourront puiser dans ces réserves les matières nécessaires à l’alimentation des premières larves de la nouvelle saison. Le pollen est donc nécessaire toute l’année, avec deux périodes critiques : le début de la saison lors de la reprise de l’élevage du couvain, et la fin de la saison, lorsque la colonie constitue ses abeilles d’hiver.

3) Les sucres :

Les sucres assurent l’approvisionnement de l’abeille en énergie. Ils constituent pour elle à la fois un aliment, un carburant de vol, et un gasoil de chauffage. Ils lui servent également à produire la cire et à synthétiser les graisses. L’abeille se procure ces sucres, principalement le glucose et le fructose, par la récolte du nectar et du miellat.

4) La propolis :

Récoltée par les abeilles sur les bourgeons de certains arbres, cette substance très collante répond à un besoin sanitaire : la propolis a des vertus désinfectantes extraordinaires et fait partie des moyens dont l’abeille dispose pour se défendre contre les parasites et les maladies.

N’hésitez pas à consacrer du temps à l’observation des espèces butinées par vos abeilles. Promenez-vous dans la nature, cherchez vos abeilles ! Où butinent-elles aujourd’hui ? Et où seront-elles dans trois semaines ? Vous découvrirez ainsi, au fil de promenades bien agréables, quelles espèces constituent pour vos abeilles des sources de nectar et de pollen : une connaissance précieuse dans la gestion des colonies !
La pression croissante sur l’environnement et les dysfonctionnements climatiques nous obligent à transformer nos pratiques apicoles. Il est désormais indispensable d’adapter la gestion annuelle de nos colonies en nous appuyant sur une observation et une analyse attentives de leurs besoins durant toute la saison.
Il devient également indispensable d’amener les pouvoirs publics et les citoyens à semer et planter des espèces susceptibles de constituer une nouvelle dynamique florale nectarifère et pollinifère.

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